• Les couteaux japonais ne sont pas de simples outils de coupe.
    Ce sont des expressions vivantes de la culture, façonnées par les mains des artisans et entretenues par ceux qui les utilisent, les préservent et les respectent.

    Parmi ceux qui perpétuent discrètement cet esprit, on trouve André Da Costa , affûteur professionnel installé à Neuchâtel, en Suisse, et fondateur d'Affûtage Remoulage Da Costa.

    Grâce à son travail, les couteaux japonais ne sont ni « corrigés » ni remodelés pour plus de commodité.
    Ils sont écoutés, respectés et soigneusement guidés vers leur véritable fonction.

  • André Da Costa

    Fondateur de l'Affûtage Remoulage Da Costa (Neuchâtel, Suisse)
    Affûteur professionnel spécialisé dans les couteaux de cuisine et les outils tranchants
    Nous proposons nos services aux professionnels et aux particuliers grâce à un atelier mobile.

  • Une philosophie enracinée dans le respect

    Pour André, aiguiser un couteau japonais n'est jamais un acte de domination ou de correction.
    C'est un acte d'accompagnement.

    Chaque lame possède son propre caractère, son équilibre et son intention originelle.
    Le rôle de l'affûteur n'est pas d'imposer la force, mais de préserver l'âme de la lame — en respectant l'acier, la géométrie et le travail du forgeron qui l'a créée.

    L'affûtage, selon André, est un dialogue silencieux entre la main, la pierre et la lame.
    La maîtrise de soi et l'attention sont tout aussi importantes que les compétences techniques.

  • Son parcours et son travail aujourd'hui

    Installé en Suisse, André gère un atelier d'affûtage mobile et se déplace pour rencontrer des chefs, des artisans et des particuliers qui utilisent leurs outils au quotidien.

    Dans un monde où le temps est précieux et la qualité essentielle, il apporte précision et attention directement à ses clients.
    Des cuisines professionnelles aux cuisiniers amateurs passionnés, son travail est guidé par un engagement constant envers l'excellence, la fiabilité et le respect de l'utilisateur.

    Au-delà de la restauration du tranchant, André aide les gens à redécouvrir ce dont un couteau est vraiment capable — et comment un entretien approprié, la géométrie et l'équilibre influent directement sur la performance de coupe, la sécurité, le goût et la conservation des aliments.

  • Pourquoi les couteaux japonais sont importants pour lui

    Pour André, les couteaux japonais incarnent la responsabilité.

    Une lame qui coupe correctement réduit la fatigue physique, améliore l'efficacité et préserve l'intégrité des ingrédients.
    Des coupes nettes préservent la texture, la saveur et l'apparence.
    Un couteau bien entretenu ne résiste pas à l'utilisateur ; il répond naturellement à la main.

    Mais au-delà de la performance, les couteaux japonais représentent quelque chose de plus profond :
    une relation entre fabricant, utilisateur et responsable, où chacun a un rôle à jouer.

  • Pourquoi il soutient KIREAJI

    La relation d'André avec KIREAJI n'est pas fondée sur le commerce ou la reconnaissance.

    Elle repose sur des valeurs partagées :
    Le respect des artisans, l'honnêteté dans la transmission et la conviction que préserver la culture des couteaux japonais signifie honorer à la fois les outils et les personnes qui les fabriquent.

    Pour lui, être présenté par KIREAJI n'est pas une distinction personnelle, mais une responsabilité morale : celle de poursuivre son travail avec rigueur, humilité et discrétion, et de transmettre une compréhension fidèle des couteaux japonais à ceux qui lui confient leurs outils.

  • Honorer les outils, transmettre la culture

    Par son travail quotidien, André Da Costa fait en sorte que les couteaux continuent de vivre — non pas comme des objets pratiques, mais comme des outils chargés de sens, d'équilibre et d'histoire.

    Avec discrétion, prudence et un profond respect, il contribue à la perpétuation de la culture japonaise du couteau, une lame à la fois.

  • Q1. Que représente pour vous un couteau japonais, au-delà du simple fait d'être un outil ?

    Pour moi, un couteau japonais est avant tout la matérialisation d'une intention.

    Elle ne se limite pas à sa capacité de coupe ; elle incarne une réflexion précise sur la fonction, la géométrie et l'équilibre.
    Le choix de l'acier, le traitement thermique et le profil de la lame traduisent directement la pensée du maître forgeron et du maître affûteur.

    Utiliser un couteau japonais, c'est entrer en relation avec cette intention et l'accepter telle qu'elle a été conçue.

    Au-delà de l'objet lui-même, il établit une relation particulière avec le mouvement.
    Elle privilégie la précision à la force, l'attention à la vitesse.

    Cette exigence transforme un acte quotidien en un geste contrôlé et respectueux, où l'utilisateur doit rester pleinement conscient de l'outil qu'il utilise.

  • Q2. Dans votre travail quotidien, qu'est-ce qui vous importe le plus ?

    Ce qui compte le plus pour moi, c'est le respect absolu de ce qui m'est confié.

    Chaque couteau représente à la fois les années d'expérience des artisans et la confiance de l'utilisateur.
    Mon rôle n'est pas de modifier la lame, mais de préserver sa géométrie, son comportement et sa finalité initiale.

    D'un point de vue technique, cela nécessite une analyse minutieuse de l'acier : sa dureté, son état d'usure et son utilisation.

    L'affûtage ne peut jamais être standardisé.
    L'angle, la pression, la progression du grain et le niveau de finition doivent être adaptés à chaque lame.

    La précision des gestes et la retenue sont, pour moi, les fondements d'un travail honnête et durable.

  • Q3. Quel genre de relation espérez-vous que les gens entretiennent avec leurs couteaux ?

    J'espère une relation fondée sur un respect conscient.

    Un couteau japonais n'est ni un objet jetable ni un simple accessoire.
    Son utilisation requiert de l'attention, de la compréhension et une certaine discipline.

    Respecter un couteau, c'est reconnaître à la fois ses qualités et ses limites.

    J'espère aussi une relation qui soit fondée sur la durée.
    Un couteau bien choisi, utilisé et entretenu correctement, est conçu pour accompagner son propriétaire sur le long terme.

    Les marques d'utilisation, une fois maîtrisées, racontent l'histoire de l'outil plutôt que sa dégradation.

    Enfin, j'espère une relation empreinte de sobriété et de gratitude.

    Utiliser un couteau japonais, c'est bénéficier d'un savoir-faire transmis de génération en génération.
    Cette prise de conscience conduit naturellement à une utilisation plus attentive et respectueuse, et à une forme de gratitude discrète envers le forgeron et tous ceux qui prennent soin de la lame tout au long de sa vie.

Devenir un évangéliste des couteaux japonais

Si vous pensez qu'un couteau japonais est plus qu'un simple outil, et que la culture s'exprime à travers la compréhension, l'utilisation et le partage, nous vous invitons à découvrir comment cette philosophie est vécue et comment vous pouvez y prendre part.

Devenir un évangéliste des couteaux japonais
Japanese_Knife_Academy

Académie japonaise des couteaux

Ne vous contentez pas d'utiliser un simple couteau japonais.
À l'Académie japonaise des couteaux, vous découvrirez l'histoire, la philosophie et le savoir-faire qui sous-tendent la tradition de Sakai, vieille de 600 ans.
Apprenez-le. Expérimentez-le. Partagez-le.
C’est ici que commence votre parcours, d’utilisateur à véritable ambassadeur.

Académie de couteaux japonais
  • À la lecture des mots d'André, je reconnais une discipline que nous, artisans, comprenons profondément.

    Un couteau japonais n'est pas bruyant.
    Cela ne requiert pas d'attention.
    Elle appelle à une prise de conscience.

    À Sakai, lorsque nous forgeons et affûtons une lame, nous ne cherchons pas à imposer notre volonté à l'acier.
    Nous recherchons l'équilibre — entre dureté et flexibilité, netteté et durabilité, tradition et évolution.
    La lame doit être porteuse d'intention, mais elle doit aussi laisser de la place aux mains qui la guideront.

    Ce qu’André décrit comme « accompagnement » est très proche de notre propre philosophie.

    Un artisan façonne la géométrie originale.
    Un affûteur comme André préserve cette géométrie.
    Et l'utilisateur boucle la boucle par la pratique quotidienne.

    Si une partie domine, l'harmonie est perdue.

    Préserver l'intention d'une lame n'est pas une mince affaire.
    Cela exige de l'humilité.
    Cela exige de la retenue.
    Cela exige du courage pour ne pas trop travailler ce qui a déjà été soigneusement façonné.

    Lorsqu'un couteau voyage de Sakai en Suisse et tombe entre des mains qui comprennent cela,
    La distance disparaît.
    Ce qui demeure, c'est une responsabilité partagée.

    Un couteau japonais ne prend pleinement vie que lorsque le fabricant, l'affûteur et l'utilisateur agissent avec le même respect discret.

    Si les gens du monde entier continuent d'utiliser leurs couteaux de cette manière —
    avec discipline, gratitude et conscience —
    Alors l'esprit de Sakai ne s'éteindra pas.

    Il continuera à se déplacer, silencieusement,
    d'une main à l'autre,
    d'une génération à l'autre.

    Cette continuité, c'est la véritable précision que nous recherchons.

Notre histoire

  • La tradition de Sakai, entre vos mains

    « Où puis-je trouver un très bon couteau ? »
    C'est pour répondre à cette question que nous avons créé KIREAJI. Alors que le nombre d'artisans qualifiés diminue au Japon, de nombreux étrangers recherchent des lames authentiques. C'est pourquoi nous livrons chaque couteau avec le plus grand soin, créant ainsi un lien entre tradition et cuisines du monde entier.